Le topotécan est un médicament utilisé dans le cadre d'un traitement de chimiothérapie.
Le rythme des séances et la durée du traitement varient selon les situations. Ils vous seront précisés par votre oncologue. Au début du traitement, vous recevrez également des informations sur l’organisation des séances de perfusion, comme le lieu, la durée et le déroulement.
Avant chaque séance de chimiothérapie, des médicaments sont administrés par perfusion en prévention de plusieurs effets secondaires, tels que les nausées et les vomissements, la fatigue et le manque d’appétit. Il comprend un ou plusieurs anti-nauséeux, ainsi qu’un médicament à base de corticoïdes.
Afin de s’assurer du bon déroulement du traitement, l’oncologue vous examine avant de débuter celui-ci, puis régulièrement lors des consultations médicales. Une analyse de sang est planifiée avant chaque séance de perfusion, ainsi qu’entre deux selon les situations. Les résultats permettent au médecin d’évaluer votre tolérance à la chimiothérapie. La dose des médicaments et le rythme des séances peuvent être modifiés selon les résultats sanguins et les effets secondaires qui se manifestent.
De manière générale, la liste des effets secondaires n'a qu'une valeur indicative. Chaque situation est particulière et chaque personne réagit aux traitements de manière différente. L'apparition ou non d'effets secondaires n'est pas nécessairement un indice d'efficacité du traitement. Avant le début du traitement, des informations spécifiques sont transmises par le médecin oncologue.
En cours de traitement, les effets suivants peuvent se manifester. Ils sont le plus souvent temporaires et peuvent être atténués.
Cet effet peut survenir durant le traitement, principalement dans les heures et les jours qui suivent les perfusions. Il peut parfois se manifester jusqu'à 5 jours après.
Un traitement contre les nausées et vomissements est administré en prévention avant la chimiothérapie. Une ordonnance vous est aussi remise pour un traitement à prendre après la séance si nécessaire. La prise régulière de ces médicaments peut entraîner un ralentissement du transit intestinal, une constipation et éventuellement des maux de tête.
La chute complète des cheveux n’est pas systématique. La manifestation la plus courante est une diminution de la masse qui rend la chevelure plus clairsemée qu’en temps normal. Une modification de la texture ou de la couleur est également possible. Les premiers signes apparaissent environ 2 à 3 semaines après le début du traitement. Certaines personnes décrivent une sensation désagréable au niveau du cuir chevelu, ainsi qu’une sensibilité au toucher.
Généralement, les cheveux reprennent leur structure habituelle au fil des mois après l’arrêt du traitement. Les cheveux tombés repoussent progressivement à la vitesse de la croissance normale du cheveu, soit environ 1 cm par mois.
Les globules blancs participent à la défense de l’organisme contre les infections. Leur nombre diminue transitoirement environ 1 à 2 semaines après les séances de perfusion. Ceci a pour effet de vous rendre plus vulnérable au développement d’une infection durant quelques jours. Votre oncologue vous donnera les précisions propres à votre situation.
La fatigue apparaît de manière progressive au cours des traitements. Elle peut être d’intensité variable mais est fréquemment perçue comme modérée à importante. Vous pouvez ressentir une perte d’énergie, de la faiblesse, une difficulté à vous concentrer. Le manque d’énergie peut être dû à une diminution des globules rouges dans le sang. Il est alors le plus souvent associé à une pâleur du teint, un essoufflement, des étourdissements ou une sensation que le cœur bat plus vite.
Une atténuation de la fatigue peut être ressentie entre les séances de perfusion. La récupération est relativement rapide dès la fin du traitement. Il faut toutefois compter plusieurs mois avant de retrouver toute son énergie.
Les plaquettes agissent sur la coagulation sanguine et permettent ainsi d’arrêter les saignements lors de blessures. Leur nombre diminue transitoirement vers la 2e semaine après les séances de perfusion, avant de se normaliser vers la fin de la semaine suivante. Ceci a pour effet de vous rendre plus vulnérable au risque de saignements ou d’hématomes durant cette période. Dans certaines situations, les effets peuvent se prolonger.
Une baisse des plaquettes ne se ressent pas en soi mais peut se manifester au travers de divers symptômes. Des analyses sanguines régulières permettent de surveiller l’évolution de leur taux. Votre oncologue vous donnera des précisions propres à votre situation.
Une diarrhée ou une constipation peut survenir entre deux séances de perfusion.
La diarrhée se manifeste par des selles plus fréquentes et abondantes qu'à l'ordinaire, liquides, parfois associées à des crampes au niveau du ventre. Une constipation se traduit par un changement de fréquence des selles et une difficulté d'évacuation. Elle est souvent accompagnée de ballonnements et occasionnellement de nausées.
Cet effet peut survenir dans les heures qui suivent la séance de perfusion et jusqu’à 8-10 jours après. Il se traduit par des frissons et des douleurs articulaires et musculaires, accompagnés éventuellement de maux de tête, maux de gorge, de congestion nasale ou de fièvre.
Ces signes disparaissent d’eux-mêmes après 2 jours en moyenne. Les douleurs articulaires et musculaires peuvent toutefois durer plus longtemps.
Une gêne respiratoire peut apparaître sous la forme d'une sensation de souffle court, d'essoufflement lors d'un effort modéré ou de toux sèche.
Ces irritations sont dues à des érosions ou à des aphtes qui apparaissent le plus souvent 1 à 2 semaines après la séance de perfusion. Les lésions se produisent généralement sur les gencives, la langue, les côtés de la bouche, les lèvres et dans la gorge. Elles peuvent provoquer une gêne ou des douleurs pour boire et manger.
Une perte d'appétit ou la sensation que "rien ne passe" peut être observée le jour de la perfusion et durant les jours qui suivent. Elle peut être influencée par les irritations de la bouche.
Cet effet transitoire peut apparaître progressivement au cours des traitements. Le changement ne se ressent pas en soi. La peau et le blanc des yeux peuvent toutefois devenir jaunes, les urines brunes foncées et les selles décolorées.
D'autres effets ont des conséquences à plus long terme.
La chimiothérapie peut avoir des conséquences transitoires ou permanentes sur la fertilité. Chez la femme non ménopausée, elle entraîne une interruption de l'activité des hormones sexuelles, et de ce fait un arrêt du cycle menstruel. Cet effet peut être définitif, surtout si la femme a plus de 40 ans et qu'elle approche de la ménopause naturelle. Chez l'homme, le traitement provoque un arrêt de la production de spermatozoïdes. Selon les doses et la durée du traitement, cette conséquence peut être définitive.
N'hésitez pas à parler avec votre oncologue de votre ressenti et de vos attentes au sujet d'un désir de maternité ou de paternité. Vous pourrez ainsi discuter avec lui des différents moyens possibles de préservation de la fertilité dans votre situation.
Chez la femme, l'arrêt de l'activité des hormones sexuelles induit par le traitement va entraîner plusieurs effets similaires à ceux de la ménopause, comme des bouffées de chaleur, parfois une sécheresse vaginale et à plus long terme un risque augmenté d'ostéoporose. Des troubles du sommeil ou de l'humeur peuvent également se manifester.
Contactez sans attendre votre oncologue ou l'oncologue de garde si vous observez l'un des signes suivants:
La chimiothérapie est remboursée par l'assurance obligatoire des soins.