Le dénosumab appartient à la classe des médicaments appelés anticorps monoclonaux. Il est utilisé pour prévenir ou réduire les risques liés aux complications osseuses causées par la maladie, comme un risque de fracture ou de douleurs osseuses. Il est aussi utilisé pour combattre l'ostéoporose induite par un traitement hormonal.
Le dénosumab est administré par injection sous-cutanée une fois par mois ou tous les 6 mois selon l’objectif du traitement. La durée totale est déterminée en fonction de l’évaluation clinique lors du suivi par les médecins spécialistes. Le traitement est souvent associé à un traitement complémentaire de calcium et de vitamine D.
La tolérance au traitement est évaluée régulièrement lors des consultations médicales. Une analyse de sang ou une densitométrie osseuse peut être associée à ce rendez-vous de suivi.
De manière générale, la liste des effets secondaires n'a qu'une valeur indicative. Chaque situation est particulière et chaque personne réagit aux traitements de manière différente. L'apparition ou non d'effets secondaires n'est pas nécessairement un indice d'efficacité du traitement. Avant le début du traitement, des informations spécifiques sont transmises par le médecin.
En cours de traitement, les effets suivants peuvent se manifester. Ils sont le plus souvent temporaires et peuvent être atténués.
Le traitement peut induire une diminution du calcium dans le sang. Si des symptômes se manifestent, il s’agit le plus souvent de spasmes ou crampes musculaires, ou d’une sensation de picotement et/ou d’engourdissement à l’extrémité des doigts, des orteils ou autour de la bouche. Le médecin réalise régulièrement un dosage du calcium dans le sang afin de dépister cet effet.
Ces manifestations sont occasionnelles. Si elles surviennent, c’est principalement les jours qui suivent l’injection. Elles sont transitoires et généralement soulagées par un anti-douleur adapté à vos symptômes.
Le traitement expose à un risque de développer une infection cutanée, particulièrement dans la zone des jambes, des bras ou du visage, à l’endroit d’une lésion.
Cet effet, lié à la perte minérale osseuse, est susceptible de survenir après l'arrêt du traitement. A titre préventif, des mesures spécifiques et une surveillance étroite est assurée par l'oncologue.
Vérifiez avec votre médecin les risques d'interactions entre le dénosumab et tout autre médicament que vous prenez, y compris ceux à base de plantes. La tolérance au traitement et son efficacité peuvent en être modifiées.
Dans de rares situations, le dénosumab peut affaiblir les os de la mâchoire et provoquer des douleurs et un risque d’infection. Programmez un contrôle dentaire chez votre médecin-dentiste avant le début du traitement, afin de vérifier votre état dentaire et réaliser d’éventuels soins si nécessaire. Evitez les travaux dentaires en cours de traitement, hormis les détartrages réguliers. N’hésitez pas à demander plus d’informations à votre médecin.
Le dénosumab est remboursé par l'assurance obligatoire des soins.