Les médicaments anti-HER2 sont des anticorps monoclonaux. Il s'agit d'un type de thérapie moléculaire ciblée. Cette classe de médicaments comprend notamment le trastuzumab, le pertuzumab, le T-DMI, le lapatinib.
Ces médicaments sont utilisés pour traiter les cancers du sein dont les cellules portent en grande quantité la protéine HER2 (ou c-erb-B2). C'est le cas de 20 à 25 % des cancers du sein. Ils aident à l'élimination de ces cellules.
Le médicament anti-HER2 est administré par injection intraveineuse, une fois par semaine ou une fois toutes les 3 semaines. La durée du traitement varie selon les situations.
Le traitement est administré dans le Service d'oncologie médicale, au niveau 6 du Bâtiment principal du CHUV. La première séance de perfusion dure 2 heures en moyenne. Les séances suivantes environ 2 heures, puis 1 heure.
La tolérance au traitement est évaluée régulièrement lors des consultations médicales. Une analyse de sang ou un examen d'imagerie peuvent être associés à ces rendez-vous de suivi.
De manière générale, la liste des effets secondaires n'a qu'une valeur indicative. Chaque situation est particulière et chaque personne réagit aux traitements de manière différente. L'apparition ou non d'effets secondaires n'est pas nécessairement un indice d'efficacité du traitement. Avant le début du traitement, des informations spécifiques sont transmises par le médecin oncologue.
En cours de traitement, les effets suivants peuvent se manifester. Ils sont le plus souvent temporaires et peuvent être atténués.
Elles peuvent survenir pendant et dans les heures qui suivent l'administration du traitement sous forme de bouffées de chaleur, d'éruptions cutanées, de démangeaisons, de vertiges, de difficulté à respirer ou de douleurs dans la poitrine. Ces réactions sont plus fréquentes lors de la première perfusion que par la suite. Pour surveiller leur éventuelle apparition, la première séance dure plus longtemps que les suivantes. Avertissez immédiatement l'infirmier-ère si vous ressentez l'un des signes durant les perfusions.
Cet effet peut survenir dans les heures qui suivent la séance de perfusion et jusqu'à 8-10 jours après. Il se traduit par des frissons et douleurs articulaires et musculaires, accompagnés éventuellement de maux de tête, maux de gorge, de congestion nasale ou de fièvre. Ces signes disparaissent d'eux-mêmes après 2 jours en moyenne. Les douleurs articulaires et musculaires peuvent toutefois durer plus longtemps.
Le traitement peut avoir une répercussion sur la fonction du cœur en cours de traitement ou après celui-ci. Cela est plus susceptible de se produire si vous avez déjà souffert de problèmes cardiaques auparavant. Les signes principaux sont des palpitations, un essoufflement, une sensation de fatigue et un gonflement des jambes. A titre préventif, l'oncologue évalue régulièrement votre fonction cardiaque par des ultrasons avant le début du traitement, puis en moyenne tous les 3 mois.
De la fatigue, comme une sensation de perte d'énergie peut survenir. Elle est alors d'intensité variable.
Une diarrhée peut apparaître entre deux séances de perfusion. Elle se manifeste par des selles plus fréquentes et abondante qu'à l'ordinaire, liquides, parfois associées à des crampes au niveau du ventre.
Ce symptôme, plutôt rare, peut se manifester par une difficulté à s'endormir, un sommeil agité comprenant des réveils fréquents, ou l'apparition de cauchemars.
Contactez rapidement votre oncologue si vous observez l'un des symptômes suivants:
Les thérapies moléculaires ciblées sont remboursées par l'assurance obligatoire des soins.