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Immunothérapie locale

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Notre système immunitaire possède la capacité de détruire des cellules anormales, notamment les cellules cancéreuses. L’immunothérapie se sert de cette capacité pour détruire les tumeurs depuis l’intérieur.

Les cancers de la peau sont plus fréquents chez les patients avec un dysfonctionnement des globules blancs. Ce sont les patients atteints d’un cancer du sang, d’un virus de l'immunodéficience humaine (VIH), ou ceux ayant subi une transplantation d’organe avec immunosuppression médicamenteuse. Ceci confirme le fait que notre système immunitaire est capable de détruire naturellement de nombreux cancers de la peau.

Lorsque ces cancers apparaissent chez des personnes en bonne santé, des globules blancs anti-cancer peuvent déjà être présents dans le cancer. Mais leur efficacité est limitée. L’immunothérapie vise à lever ces limites pour permettre une destruction de la tumeur. On utilise des traitements passant par la veine (traitements systémiques) pour réveiller ces globules blancs.

L’immunothérapie locale a recours à des traitements appliqués directement sur la peau. Il en existe plusieurs types, allant de petites molécules à des virus.

Quel déroulement?

Le ou la médecin vous explique en détail comment suivre le traitement.

Il s’agit en général d’un produit à appliquer une à deux fois par jour, en couche mince, sur et autour de la tumeur. En fonction du produit et du rythme d’application prescrits, la peau devient rouge après quelques applications. C’est le signe que le traitement fait effet.

Lorsqu’une rougeur importante ou une croûte apparaissent, le ou la médecin interrompt le traitement et le remplace par une crème cicatrisante.

Quelle préparation?

Certains de ces traitements doivent être appliqués sur une peau avec une épaisseur normale. Mais dans certains cas, à cause du cancer, la peau est recouverte de squames (comme des écailles) ou de croûtes plus ou moins épaisses. Celles-ci peuvent être enlevées en étant ramollies au préalable grâce à des pommades. 

Le traitement présente-t-il des risques?

Les effets secondaires sont localisés et il n’existe pas de risque important à l’utilisation de ces traitements.

Lorsque le traitement est efficace, l’activation des globules blancs est accompagnée d’une inflammation. Celle-ci peut se traduire par une rougeur, une chaleur, des sensations de tiraillement, de démangeaison, voire rarement de douleur.

L’épiderme perd parfois un peu de son étanchéité. Il laisse alors échapper du sérum qui va faire une croûte. Le ou la médecin vous détaille tous ces signes et ces symptômes avant de commencer le traitement.

A quoi faut-il être attentif?

La guérison laisse une peau en pleine forme. C'est ce qu’on appelle un effet de réjuvénation.

Signes d’alerte

En cas de douleur, il est utile de contacter votre médecin. Les lèvres, les paupières et les parties intimes sont difficiles à traiter. La peau fine peut en effet s’enflammer plus rapidement et sévèrement que les autres zones. Votre médecin est donc attentif à la question avant de prévoir un traitement de ces régions.

Quelle couverture par les assurances?

Ce type de traitement est remboursé par la Lamal dans des indications précises, que votre médecin connaît et peut vous expliquer.

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