La doxorubicine est un médicament utilisé dans le cadre d'un traitement de chimiothérapie.
Le rythme des séances et la durée du traitement varient selon les situations. Ils vous seront précisés par votre oncologue. Au début du traitement, vous recevrez également des informations sur l’organisation des séances de perfusion, comme le lieu, la durée et le déroulement.
La mise en place d'un port à cath (PAC) est nécessaire pour l'administration de la chimiothérapie. L'installation de ce petit boîtier sous la peau est réalisée sous anesthésie locale.
Avant chaque séance de chimiothérapie, des médicaments sont administrés par perfusion en prévention de plusieurs effets secondaires, tels que le risque allergique, les nausées et les vomissements, la fatigue et le manque d’appétit. Il comprend un ou plusieurs anti-nauséeux, ainsi qu’un médicament à base de corticoïdes.
Afin de s’assurer du bon déroulement du traitement, l’oncologue vous examine avant de débuter celui-ci, puis régulièrement lors des consultations médicales. Une analyse de sang est planifiée avant chaque séance de perfusion, ainsi qu’entre deux selon les situations. Les résultats permettent au médecin d’évaluer votre tolérance à la chimiothérapie. La dose des médicaments et le rythme des séances peuvent être modifiés selon les résultats sanguins et les effets secondaires qui se manifestent.
De manière générale, la liste des effets secondaires n'a qu'une valeur indicative. Chaque situation est particulière et chaque personne réagit aux traitements de manière différente. L'apparition ou non d'effets secondaires n'est pas nécessairement un indice d'efficacité du traitement. Avant le début du traitement, des informations spécifiques sont transmises par le médecin oncologue.
En cours de traitement, les effets suivants peuvent se manifester. Ils sont le plus souvent temporaires et peuvent être atténués.
Les effets aigus suivants sont le plus souvent temporaires et peuvent être atténués:
La chute des cheveux est systématique et complète. Les premiers signes apparaissent environ 2 à 3 semaines après le début du traitement. Certaines personnes décrivent une sensation désagréable au niveau du cuir chevelu quelques jours avant le début de la chute, ainsi qu'une sensibilité au toucher. La chute des cheveux s'accompagne le plus souvent de la perte des poils, des cils et des sourcils. Lorsque la chute n'est pas totale, elle rend la chevelure clairsemée, parfois par plaques.
La repousse se fait progressivement après la dernière dose de chimiothérapie à la vitesse de croissance normale du cheveu, soit environ 1 cm par mois. Certaines personnes remarquent que la couleur et la texture des cheveux sont différentes de celles d'avant les traitements. Généralement, les cheveux reprennent leur structure habituelle au fil des mois.
Les globules blancs participent à la défense de l’organisme contre les infections. Leur nombre diminue transitoirement environ 1 à 2 semaines après les séances de perfusion. Ceci a pour effet de vous rendre plus vulnérable au développement d’une infection durant quelques jours. Votre oncologue vous donnera les précisions propres à votre situation.
La fatigue apparaît de manière progressive au cours des traitements. Elle peut être d’intensité variable mais est fréquemment perçue comme modérée. Vous pouvez ressentir une perte d’énergie, de la faiblesse, une difficulté à vous concentrer. Le manque d’énergie peut être dû à une diminution des globules rouges dans le sang. Il est alors le plus souvent associé à une pâleur du teint, un essoufflement, des étourdissements ou une sensation que le cœur bat plus vite.
Une atténuation de la fatigue peut être ressentie entre les séances de perfusion. La récupération est relativement rapide dès la fin du traitement. Il faut toutefois compter plusieurs mois avant de retrouver toute son énergie.
Cet effet peut survenir durant le traitement, principalement dans les heures et les jours qui suivent les perfusions. Il peut parfois se manifester jusqu'à 5 jours après.
Un traitement contre les nausées et vomissements est administré en prévention avant la chimiothérapie. Une ordonnance vous est aussi remise pour un traitement à prendre après la séance si nécessaire. La prise régulière de ces médicaments peut entraîner un ralentissement du transit intestinal, une constipation et éventuellement des maux de tête.
Ces irritations sont dues à des érosions ou à des aphtes qui apparaissent le plus souvent 1 à 2 semaines après la séance de perfusion. Les lésions se produisent généralement sur les gencives, la langue, les côtés de la bouche, les lèvres et dans la gorge. Elles peuvent provoquer une gêne ou des douleurs pour boire et manger.
Les plaquettes agissent sur la coagulation sanguine et permettent ainsi d’arrêter les saignements lors de blessures. Leur nombre diminue transitoirement vers la 2e semaine après les séances de perfusion, avant de se normaliser vers la fin de la semaine suivante. Ceci a pour effet de vous rendre plus vulnérable au risque de saignements ou d’hématomes durant cette période. Dans certaines situations, les effets peuvent se prolonger.
Une baisse des plaquettes ne se ressent pas en soi mais peut se manifester au travers de divers symptômes. Des analyses sanguines régulières permettent de surveiller l’évolution de leur taux. Votre oncologue vous donnera des précisions propres à votre situation.
Une diarrhée peut apparaître entre deux séances de perfusion. Elle se manifeste par des selles plus fréquentes et abondantes qu’à l’ordinaire, liquides, parfois associées à des crampes au niveau du ventre.
Une perte d'appétit ou la sensation que "rien ne passe" peut être observée le jour du traitement et durant les quelques jours qui suivent. Elle peut être influencée par les irritations de la bouche.
Le traitement est susceptible d’avoir une répercussion sur la fonction du cœur. Cet effet a plus de risque de se produire si la personne a déjà souffert de problèmes cardiaques auparavant. Ce point est donc vérifié et discuté avec le patient avant le début du traitement.
Pour éviter que cet effet ne devienne permanent, une dose maximale du médicament administré ne peut pas être dépassée (cumul total des doses calculé sur l’ensemble des perfusions). L’oncologue prend en compte cette donnée dans sa prescription.
Durant la période de traitement, votre peau est à risque de coups de soleil. En outre, elle peut foncer transitoirement à plusieurs endroits du corps comme sur les mains, coudes, pieds, genoux, le long des veines ou au bord des ongles. Cet effet s’atténue progressivement après la fin du traitement.
Cet effet peut apparaître temporairement au cours du traitement.
D'autres effets ont des conséquences à plus long terme.
La chimiothérapie porte atteinte à la fertilité, le plus souvent de manière définitive. Chez la femme non ménopausée, elle entraîne une interruption de l’activité des hormones sexuelles, et de ce fait un arrêt du cycle menstruel. Chez l’homme, elle provoque un arrêt de la production des spermatozoïdes.
N’hésitez pas à parlez avec votre oncologue de votre ressenti et de vos attentes au sujet d’un désir de maternité ou de paternité. Vous pourrez ainsi discuter avec lui des différents moyens possibles de préservation de la fertilité dans votre situation.
Chez la femme, l’arrêt de l’activité des hormones sexuelles induit par le traitement va entraîner une ménopause précoce. Plusieurs effets directement liés à la ménopause peuvent alors survenir, comme des bouffées de chaleur, parfois une sécheresse vaginale et à plus long terme un risque augmenté d’ostéoporose. La ménopause peut également entraîner des troubles du sommeil ou de l’humeur.
La répercussion sur la fonction du cœur peut apparaître tardivement, plusieurs mois ou années après le traitement malgré les précautions de prescription (dose maximale). Cet événement est plus susceptible de se produire si la personne a déjà souffert de problèmes cardiaques auparavant.
Renseignez-vous auprès de l’oncologue si vous avez l’impression qu’il vous manque des informations.
Cet effet peut se développer après le traitement. La moelle osseuse est responsable de la production des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes contenues dans le sang. Dans de très rares cas, cette dysfonction peut entraîner une maladie du sang.
Votre médecin est à votre disposition pour vous donner des compléments d’information à ce sujet.
Contactez sans attendre votre oncologue ou l'oncologue de garde si vous observez l'un des signes suivants:
La chimiothérapie est remboursée par l'assurance obligatoire des soins.