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Carboplatine

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Le carboplatine est un traitement de chimiothérapie.

Quel déroulement?

Le carboplatine peut être combiné à d’autres médicaments. Il peut aussi être associé à un traitement de radiothérapie. Dans ce cas, l’objectif de la chimiothérapie est de rendre les cellules cancéreuses plus sensibles aux rayons et d’accentuer ainsi l’efficacité de la radiothérapie.

Le rythme des séances et la durée du traitement varient selon les situations. Ils vous seront précisés par votre oncologue. Au début du traitement, vous recevrez également des information sur l’organisation des séances de perfusion, comme le lieu, la durée et le déroulement.

Avant chaque séance de chimiothérapie, des médicaments sont administrés par perfusion en prévention de plusieurs effets secondaires, tels que le risque allergique, les nausées et les vomissements, la fatigue et le manque d’appétit. Il comprend un ou plusieurs anti-nauséeux, ainsi qu’un médicament à base de corticoïdes.

Afin de s’assurer du bon déroulement du traitement, l’oncologue vous examine avant de débuter celui-ci, puis régulièrement lors des consultations médicales. Une analyse de sang est panifiée avant chaque séance de perfusion, ainsi qu’entre deux selon les situations. Les résultats permettent au médecin d’évaluer votre tolérance à la chimiothérapie. La dose des médicaments et le rythme des séances peuvent être modifiés selon les résultats sanguins et les effets secondaires qui se manifestent.

Le traitement entraîne-t-il des effets secondaires?

De manière générale, la liste des effets secondaires n'a qu'une valeur indicative. Chaque situation est particulière et chaque personne réagit aux traitements de manière différente. L'apparition ou non d'effets secondaires n'est pas nécessairement un indice d'efficacité du traitement. Avant le début du traitement, des informations spécifiques sont transmises par le médecin oncologue.

En cours de traitement, les effets suivants peuvent se manifester. Ils sont le plus souvent temporaires et peuvent être atténués.

Risque d'infection

Les globules blancs participent à la défense de l’organisme contre les infections. Leur nombre diminue transitoirement environ 1 à 2 semaines après les séances de perfusion. Ceci a pour effet de vous rendre plus vulnérable au développement d’une infection durant quelques jours. Votre oncologue vous donnera les précisions propres à votre situation.

Saignements ou bleus inhabituels

Les plaquettes agissent sur la coagulation sanguine et permettent ainsi d’arrêter les saignements lors de blessures. Leur nombre diminue transitoirement vers la 2e semaine après les séances de perfusion, avant de se normaliser vers la fin de la semaine suivante. Ceci a pour effet de vous rendre plus vulnérable au risque de saignements ou d’hématomes durant cette période. Dans certaines situations, les effets peuvent se prolonger.

Une baisse des plaquettes ne se ressent pas en soi mais peut se manifester au travers de divers symptômes. Des analyses sanguines régulières permettent de surveiller l’évolution de leur taux. Votre oncologue vous donnera des précisions propres à votre situation.

Fatigue, manque d'allant et d'énergie

La fatigue apparaît de manière progressive au cours des traitements. Elle peut être d’intensité variable mais est fréquemment perçue comme modérée. Vous pouvez ressentir une perte d’énergie, de la faiblesse, une difficulté à vous concentrer. Le manque d’énergie peut être dû à une diminution des globules rouges dans le sang. Il est alors le plus souvent associé à une pâleur du teint, un essoufflement, des étourdissements ou une sensation que le cœur bat plus vite.

Une atténuation de la fatigue peut être ressentie entre les séances de perfusion. La récupération est relativement rapide dès la fin du traitement. Il faut toutefois compter plusieurs mois avant de retrouver toute son énergie.

Nausées et vomissements

Cet effet peut survenir durant le traitement, principalement dans les heures et les jours qui suivent les perfusions. Il peut parfois se manifester jusqu'à 5 jours après.

Un traitement contre les nausées et vomissements est administré en prévention avant la chimiothérapie. Une ordonnance vous est aussi remise pour un traitement à prendre après la séance si nécessaire. La prise régulière de ces médicaments peut entraîner un ralentissement du transit intestinal, une constipation et éventuellement des maux de tête.

Effets sur les cheveux et les poils

La chute totale des cheveux n'est pas systématique. La manifestation la plus courante est une diminution de la masse qui rend la chevelure plus clairsemé qu'en temps normal. Une modification de la texture ou de la couleur est également possible.

Les premiers signes apparaissent environ 2 à 3 semaines après le début du traitement. Certaines personnes décrivent une sensation désagréable au niveau du cuir chevelu, ainsi qu'une sensibilité au toucher.

Généralement, les cheveux reprennent leur structure habituelle au fil des mois après l'arrêt du traitement. Les cheveux tombés repoussent progressivement après la dernière dose de chimiothérapie à la vitesse normale du cheveu, soit environ 1 cm par mois.

Irritations de la bouche

Ces irritations sont dues à des érosions ou à des aphtes qui apparaissent le plus souvent 1 à 2 semaines après la séance de perfusion. Cet effet peut être renforcé si une radiothérapie est combinée avec la chimiothérapie. Les lésions se produisent généralement sur les gencives, la langue, les côtés de la bouche, les lèvres et dans la gorge. Elles peuvent provoquer une gêne ou des douleurs pour boire et manger.

Réactions allergiques

Elles peuvent survenir durant les séances de perfusion, plus particulièrement lors des deux premières. Elles se manifestent par des bouffées de chaleur, des éruptions cutanées, des démangeaisons, des vertiges, une difficulté à respirer ou l'apparition de douleurs dans la poitrine.

Un traitement à base de corticoïdes contribue à prévenir ce risque. L'infirmier-ère procède par ailleurs à une surveillance rapprochée lors des 15 premières minutes.

Troubles du goût

Un changement ou une diminution du goût peut survenir temporairement durant la période du traitement et dans les semaines qui suivent. Un goût métallique peut être ressenti dans la bouche. Ce changement de perception peut provisoirement influencer votre appétit. Il est souvent associé à une sensibilité accrue à certaines odeurs.

Diarrhée

Une diarrhée peut apparaître entre deux séances de perfusion. Elle se manifeste par des selles plus fréquentes et abondantes qu’à l’ordinaire, liquides, parfois associées à des crampes au niveau du ventre.

A quoi faut-il être attentif?

  • Pendant l’administration des perfusions et dans les jours qui suivent, signalez rapidement à l’équipe soignante toute sensation de brûlure, douleur, rougeur, durcissement ou l’apparition de cloques à l’endroit de l’injection ou dans le périmètre (le long du bras, par exemple).
  • Buvez en suffisance, si possible l’équivalent de 2 à 2.5 litres par jour. Ceci contribue à faciliter l’élimination de la chimiothérapie, sans diminuer son efficacité
  • N’hésitez pas à utiliser le traitement contre les nausées et vomissements qui vous a été prescrit pour la maison. Il est plus facile de prévenir ces effets que de les traiter lorsqu’ils surviennent.
  • Vérifiez avec votre oncologue les risques d’interactions entre la chimiothérapie et tout autre médicament que vous prenez, y compris ceux à base de plantes. La tolérance à la chimiothérapie et son efficacité peuvent en être modifiées.
  • Informez vos autres médecins et votre dentiste que vous suivez un traitement de chimiothérapie avant de recevoir leurs soins.
  • Evitez l’exposition au soleil pendant le traitement: votre peau est effectivement plus à risque de coups de soleil durant cette période. Lors de vos balades à l’extérieur, utilisez de la crème solaire à indice de protection élevé (50), portez un chapeau et des vêtements couvrants.
  • Utilisez impérativement un moyen contraceptif pendant le traitement, au moins jusqu’à 6 mois après la dernière dose. Discutez des différents moyens à disposition avec votre oncologue.

Signes d'alerte

Contactez sans attendre votre oncologue ou l'oncologue de garde si vous observez l'un des signes suivants:

  • température égale ou supérieure à 38°C deux fois de suite à une heure d'intervalle sans prise de médicament contre la fièvre
  • température égale ou supérieure à 38.5°C
  • signes inhabituels de mal-être, tels que vertiges, douleurs subites, affaiblissement extrême
  • en présence de tout signe inhabituel qui vous inquiète

Quelle couverture par les assurances?

La chimiothérapie est remboursée par l'assurance obligatoire des soins.

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