Le paclitaxel est un médicament utilisé dans le cadre d'un traitement de chimiothérapie.
Le rythme des séances et la durée du traitement varient selon les situations. Ils vous seront précisés par votre oncologue. Au début du traitement, vous recevrez également des informations sur l’organisation des séances de perfusion, comme le lieu, la durée et le déroulement.
Avant chaque séance de chimiothérapie, des médicaments sont administrés par perfusion en prévention de plusieurs effets secondaires, tels que le risque allergique, les nausées et les vomissements, la fatigue et le manque d’appétit. Il comprend un ou plusieurs anti-nauséeux, ainsi qu’un médicament à base de corticoïdes.
Afin de s’assurer du bon déroulement du traitement, l’oncologue vous examine avant de débuter celui-ci, puis régulièrement lors des consultations médicales. Une analyse de sang est planifiée avant chaque séance de perfusion, ainsi qu’entre deux selon les situations. Les résultats permettent au médecin d’évaluer votre tolérance à la chimiothérapie. La dose des médicaments et le rythme des séances peuvent être modifiés selon les résultats sanguins et les effets secondaires qui se manifestent.
De manière générale, la liste des effets secondaires n'a qu'une valeur indicative. Chaque situation est particulière et chaque personne réagit aux traitements de manière différente. L'apparition ou non d'effets secondaires n'est pas nécessairement un indice d'efficacité du traitement. Avant le début du traitement, des informations spécifiques sont transmises par le médecin oncologue.
En cours de traitement, les effets suivants peuvent se manifester. Ils sont le plus souvent temporaires et peuvent être atténués.
Réactions allergiques
Elles peuvent survenir durant les séances de perfusion, plus particulièrement lors des deux premières. Elles se manifestent par des bouffées de chaleur, des éruptions cutanées, des démangeaisons, des vertiges, une difficulté à respirer ou l'apparition de douleurs dans la poitrine.
Un traitement à base de corticoïdes contribue à prévenir ce risque. L'infirmier-ère procède par ailleurs à une surveillance rapprochée lors des 15 premières minutes.
Les globules blancs participent à la défense de l’organisme contre les infections. Leur nombre diminue transitoirement environ 1 à 2 semaines après les séances de perfusion. Ceci a pour effet de vous rendre plus vulnérable au développement d’une infection durant quelques jours. Votre oncologue vous donnera les précisions propres à votre situation.
Cet effet peut survenir durant le traitement, principalement dans les heures et les jours qui suivent les perfusions. Il peut parfois se manifester jusqu’à 5 jours après.
Un traitement contre les nausées et vomissements est administré en prévention avant la chimiothérapie. Une ordonnance vous est aussi remise pour un traitement à prendre après la séance si nécessaire. La prise régulière de ces médicaments peut entraîner un ralentissement du transit intestinal, une constipation et éventuellement des maux de tête.
La chute des cheveux est systématique. Les premiers signes apparaissent généralement 2 à 3 semaines après la première séance de perfusion. Certaines personnes décrivent une sensation désagréable au niveau du cuir chevelu quelques jours avant le début de la chute, ainsi qu’une sensibilité au toucher. La chute des cheveux s’accompagne parfois de la perte des poils, des cils et des sourcils.
La repousse se fait progressivement après la dernière dose de chimiothérapie à la vitesse de la croissance normale du cheveu, soit environ 1 cm par mois. Certaines personnes remarquent que la couleur et la texture des cheveux sont différentes de celles d’avant les traitements. Généralement, les cheveux reprennent leur structure habituelle au fil des mois.
Un changement de la sensibilité des doigts, des orteils et plus rarement du visage peut se produire au cours du traitement ou suite à celui-ci. Cet effet est dû à l'irritation des nerfs. Il se manifeste par une impression d'engourdissement, de picotement, de fourmillement ou de brûlure pouvant être incommodante pour la marche ou l'accomplissement de geste fins, par exemple boutonner un vêtement. Ces manifestations s'accompagnent souvent d'une rougeur ou d'une sécheresse locale.
La plupart du temps, ces perceptions se développent après plusieurs séances de perfusion. Une fois celles-ci terminées ou après l'adaptation des doses, elles diminuent progressivement sur une période de plusieurs mois. Rarement, elles peuvent être ressenties plus rapidement ou se prolonger pour une longue durée après la fin des traitements.
Elles peuvent être ressenties sous forme de courbatures 2 ou 3 jours après la séance de perfusion. Cette sensation s'estompe progressivement les jours qui suivent. Rarement, elle peut persister quelques mois après la fin du traitement avant de disparaître.
Une diarrhée peut apparaître entre deux séances de perfusion. Elle se manifeste par des selles plus fréquentes et abondantes qu’à l’ordinaire, liquides, parfois associées à des crampes au niveau du ventre.
Ces irritations sont dues à des érosions ou à des aphtes qui apparaissent le plus souvent 1 à 2 semaines après la séance de perfusion. Les lésions se produisent généralement sur les gencives, la langue, les côtés de la bouche, les lèvres et dans la gorge. Elles peuvent provoquer une gêne ou des douleurs pour boire et manger.
La fatigue apparaît de manière progressive au cours des traitements. Elle peut être d’intensité variable mais est fréquemment perçue comme modérée. Vous pouvez ressentir une perte d’énergie, de la faiblesse, une difficulté à vous concentrer. Le manque d’énergie peut être dû à une diminution des globules rouges dans le sang. Il est alors le plus souvent associé à une pâleur du teint, un essoufflement, des étourdissements ou une sensation que le cœur bat plus vite.
Une atténuation de la fatigue peut être ressentie entre les séances de perfusion. La récupération est relativement rapide dès la fin du traitement. Il faut toutefois compter plusieurs mois avant de retrouver toute son énergie.
Les plaquettes agissent sur la coagulation sanguine et permettent ainsi d’arrêter les saignements lors de blessures. Leur nombre diminue transitoirement vers la 2e semaine après les séances de perfusion, avant de se normaliser vers la fin de la semaine suivante. Ceci a pour effet de vous rendre plus vulnérable au risque de saignements ou d’hématomes durant cette période. Dans certaines situations, les effets peuvent se prolonger.
Une baisse des plaquettes ne se ressent pas en soi mais peut se manifester au travers de divers symptômes. Des analyses sanguines régulières permettent de surveiller l’évolution de leur taux. Votre oncologue vous donnera les précisions propres à votre situation.
Un changement ou une diminution du goût peut survenir temporairement durant la période du traitement et dans les semaines qui suivent. Ce changement de perception peut provisoirement influencer votre appétit.
Un changement d'aspect des ongles est possible. S'il survient, cet effet se manifeste dans un délai variable, après la 3e ou 4e séance de perfusion. Les ongles deviennent alors striés, cassants, dédoublés et peuvent changer de couleur. Ces modifications peuvent s'accompagner d'une inflammation du pourtour de l'ongle. Rarement, les ongles peuvent tomber avant de repousser dès la fin du traitement au rythme habituel de la croissance d'un ongle.
Durant la période de traitement, votre peau est à risque de rougeur, d'éruptions cutanées et de démangeaisons spécialement sur les bras, les jambes et le torse. Les risques peuvent augmenter en cas d'exposition au soleil. Cet effet s'atténue peu à peu après la fin du traitement.
D'autres effets ont des conséquences à plus long terme.
Il y a un risque que les troubles de la sensibilité deviennent permanents. Les symptômes peuvent être une instabilité à la marche, une diminution de la force musculaire, des fourmillements, un engourdissement ou une sensation de brûlure aux pieds ou aux mains.
Discutez avec votre équipe soignante des moyens à mettre en place pour adapter vos activités quotidiennes.
Contactez sans attendre votre oncologue ou l'oncologue de garde si vous observez l'un des signes suivants:
La chimiothérapie est remboursée par l'assurance obligatoire des soins.